تقي زاده

تقي زاده

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a déclaré que la normalisation des relations diplomatiques entre le Liban et le régime d’occupation d’Israël n’est pas même sujette à discussion.

« Ceux qui envisagent la normalisation doivent comprendre que cela est impossible. Je reste engagé envers ma position concernant le mécanisme de négociation ; un mécanisme qui inclut toutes les parties : le Liban, Israël, les États-Unis, la France et les Nations unies », a affirmé M. Berri dans une interview accordée au quotidien arabophone Asharq al-Awsat, basé à Londres.

Il a précisé que des experts civils pouvaient être consultés si nécessaire, comme cela avait été le cas lors de la délimitation de la « Ligne bleue » — ligne de démarcation séparant le Liban des territoires occupés par Israël et du plateau stratégique du Golan — en mai 2000.

M. Berri a mis l’accent sur le fait qu’« aucune menace ni frappe aérienne israélienne ne parviendra à modifier notre position ».

Les remarques du président du Parlement libanais ont été formulées alors que le mouvement de résistance Hezbollah a appelé jeudi à une unité nationale afin de faire face aux violations israéliennes dans le sud du Liban, rejetant fermement toute négociation politique avec Tel-Aviv.

 

Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue après les incidents survenus, jeudi 6 novembre au soir, à la Philharmonie de Paris, lors du concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël dirigé par Lahav Shani.

Des militants pro-palestiniens ont interrompu à plusieurs reprises la représentation, dénonçant la présence en France d’un ensemble étroitement lié au régime israélien en pleine guerre contre Gaza. Des fumigènes ont été allumés dans la salle, provoquant trois interruptions successives du concert.

Selon plusieurs sources concordantes, des spectateurs se sont interposés, entraînant quelques tensions avant que les activistes pro-palestiniens ne soient évacués. Le parquet de Paris a confirmé la mise en garde à vue de quatre personnes.

Des milliers de Téhéranais ont assisté à une cérémonie spéciale pour dévoiler une statue symbolisant la force, l'unité et l'identité nationale du pays.

La statue « À genoux devant l’Iran » a été dévoilée vendredi soir sur la place Enqelab, à Téhéran, en présence du maire, de responsables municipaux, d’artistes et de citoyens, transformant la place en un lieu de rassemblement culturel et artistique animé.

Durant la cérémonie, une musique héroïque a résonné et les participants ont agité des drapeaux iraniens, témoignant d'un esprit de fierté et de solidarité nationale.

La présence de familles, de jeunes et d’artistes et de chanteurs de renom tels que Parvaz Homay, Mostafa Ragheb et Garsha Rezaï a conféré à l’événement une atmosphère unique.

L’inauguration a révélé une sculpture saisissante illustrant la fermeté de l’Iran face à ses ennemis. Cette œuvre symbolique retrace des siècles de résistance et de dignité iraniennes.

 

Les aveux publics du président américain, Donald Trump, mettent au grand jour l’implication directe de Washington dans l’agression israélienne contre l’Iran en juin, a déclaré le représentant permanent de l’Iran auprès de l’ONU, qui tient les deux parties pleinement responsables des morts de civils, des destructions massives et des attaques contre des sites nucléaires protégés pendant la guerre des 12 jours.

Reconnaissant une nouvelle fois le rôle des États-Unis dans la guerre des 12 jours, Trump a déclaré, jeudi 6 novembre, aux journalistes : « Israël a attaqué en premier. Cette attaque a été très, très puissante. J’en étais pleinement responsable. »

Le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saïd Iravani, a adressé, vendredi 7 novembre, une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU, indiquant que les propos de Trump fournit des « preuves claires et irréfutables » de la responsabilité des États-Unis en matière de gestion, d'orchestration et de commandement des attaques qui ont tué de nombreux commandants militaires de haut rang, des scientifiques nucléaires et des civils en Iran.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur la situation critique de milliers de Palestiniens nécessitant des soins médicaux urgents. L’OMS appelle à l’ouverture immédiate de toutes les voies d’évacuation pour permettre aux patients de recevoir les traitements indispensables.

« Nous exhortons davantage de pays à accueillir des patients de Gaza, car plus de 16 500 personnes ont encore besoin de soins médicaux urgents qui ne sont pas disponibles dans la bande de Gaza », a déclaré jeudi 6 novembre le directeur général de l’agence, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Il a appelé à l’ouverture de toutes les voies d’évacuation, y compris celles de Cisjordanie occupée, dont Qods-Est.

Par ailleurs, une étude publiée vendredi par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), estime que 20 % des enfants de moins de trois ans dans le territoire assiégé n’ont reçu aucune dose de vaccin ou ont manqué des injections, « ce qui les expose au risque d’épidémies de maladies évitables par la vaccination ».

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réfuté les propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui prétendait qu’Israël était le « pilier de la sécurité » au Moyen-Orient.

Dans un message publié le vendredi 7 novembre sur son compte X, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a déclaré : « Ce prétendu “pilier de la sécurité au Moyen-Orient” est recherché pour génocide et crimes de guerre, a imposé l’apartheid à 7,5 millions de Palestiniens, a bombardé sept pays au cours de l’année écoulée et occupe des territoires palestiniens, libanais et syriens. »

Il a souligné qu’« Israël est la source d’instabilité dans notre région. »

Ces remarques interviennent alors qu’Israël a tué près de 70 000 Palestiniens depuis le début de sa guerre génocidaire contre Gaza le 7 octobre 2023, avant la conclusion d’un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza le mois dernier.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian s’est entretenu au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron, réaffirmant la position de l’Iran pour le dialogue tout en exigeant le respect des droits de la nation iranienne.

« L’Iran a toujours été favorable au dialogue et à l’échange, mais c’est aujourd’hui à l’autre partie qu’il incombe de respecter les droits de la République islamique d’Iran, d’instaurer la confiance, au lieu de chercher à nous imposer des exigences excessives », a déclaré M. Pezeshkian pour qui ce n’est pas à l’Iran de prouver sa bonne foi, mais bien aux États-Unis et à l’Europe de prouver leur sincérité.

Lors de cette conversation, le président français a remercié son homologue iranien pour les mesures concrètes prises afin de lever certains obstacles et de mettre en œuvre les accords conclus lors de précédentes réunions.

M. Macron a poursuivi en affirmant qu’il œuvrerait à la création d’un nouveau cadre de négociation permettant de parvenir à un résultat clair entre l’Iran et les pays occidentaux. « Il est essentiel que nos échanges et nos discussions se poursuivent afin de garantir la transparence et la confiance, de parvenir à un accord et, tout en levant les sanctions, d’améliorer et d’élargir nos relations bilatérales », a-t-il affirmé.

Lors de cet entretien téléphonique, en réponse aux déclarations de son homologue français concernant les négociations avec les États-Unis, et faisant référence à l’historique des négociations de la République islamique d’Iran avec les États-Unis, le président iranien a rappelé : « L’Iran a affirmé à maintes reprises que, conformément à la fatwa du Leader de la Révolution islamique et à sa doctrine de sécurité et de défense, il ne cherche en aucun cas à acquérir l’arme nucléaire. Or, nous constatons malheureusement que, sur la base d’une insistance partiale, l’Iran est soumis à des pressions et des sanctions croissantes, accusé faussement de vouloir se doter de l’arme nucléaire. »

« La position de principe de la République islamique d’Iran est que, lorsque les malentendus peuvent être résolus par la logique et le dialogue, le recours à la force et aux menaces non seulement ne résout pas le problème, mais alimente également les divergences et les divisions », a-t-il ajouté.

 

Aux États-Unis, la victoire du musulman issu d’une famille sud-asiatique, Zohran Mamdani, élu maire de New York, s’inscrit dans une soirée faste pour les démocrates qui ont remporté les sièges de gouverneur en Virginie et dans le New Jersey. Ils ont aussi obtenu le vote sur le redécoupage électoral en Californie ; mais c’est surtout dans l’État de Virginie qu’un tournant historique pour la représentation politique des minorités devient palpable avec l’élection de Ghazala Hashmi, la première musulmane élue lieutenante-gouverneure d’un État américain. 

Âgée de 61 ans, Mme Hashmi est arrivée enfant aux États-Unis depuis Hyderabad, en Inde, avec sa mère et son frère, pour rejoindre son père, enseignant à l’Université Georgia Southern de Savannah. Elle a ensuite obtenu un doctorat en littérature à l’université Emory, avant d’exercer pendant près de trente ans comme professeure et administratrice dans plusieurs établissements de Virginie.

Une découverte majeure dans le nord-ouest du Kenya bouleverse la compréhension de nos origines : les tout premiers humains, qui vivaient il y a environ 2,75 millions d’années, utilisaient déjà des outils en pierre de manière continue pendant près de 300 000 ans.

Sur le site archéologique de Namorotukunan, dans le nord-ouest du Kenya, les chercheurs ont mis au jour plus de 1 300 éclats tranchants, percuteurs et nucléus, chacun fabriqué en frappant soigneusement des roches ramassées dans des lits de rivière. Ces derniers sont fabriqués selon une technique connue sous le nom d’oldowayen, la première méthode de fabrication d’outils en pierre largement répandue.

Ces outils, retrouvés dans trois couches géologiques distinctes, témoignent d’une transmission du savoir-faire à travers des milliers de générations, une continuité jamais observée jusqu’ici.

Lors d'un entretien téléphonique mercredi avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a insisté sur l'importance d'une coopération constructive entre l'Iran, la Chine et la Russie pour contrer l'unilatéralisme des États-Unis. « C'est un facteur clé pour renforcer le multilatéralisme au sein des Nations Unies », a-t-il estimé.

Le ministre iranien a salué la position « de principe et responsable » de Pékin qui s’est opposé à l’activation du mécanisme dit de snapback au Conseil de sécurité de l’ONU.

M. Araghchi a précisé que les efforts conjoints de l'Iran, de la Chine et de la Russie avaient reçu le soutien de 121 États membres du Mouvement des non-alignés (MNA).

Il a également condamné le régime israélien pour ses actions déstabilisatrices continues au Moyen-Orient, exhortant la communauté internationale à s'opposer aux « politiques bellicistes et hégémoniques » d'Israël afin d'empêcher une nouvelle escalade dans la région.

Pour sa part, Wang Yi a réaffirmé le caractère stratégique des relations entre Téhéran et Pékin et a souligné la nécessité d'une coordination continue et de contacts réguliers entre les deux pays à l'ONU et au sein d'autres institutions internationales.