تقي زاده

تقي زاده

samedi, 15 septembre 2018 10:07

Idlib : la Syrie répond à Jean-Yves Le Drian

Le conseiller du Premier ministre syrien a réagi aux déclarations du ministre français des Affaires étrangères qui est inquiet pour la sécurité de l’Europe.  

« Aucune déclaration des autorités françaises ne me surprend plus, a affirmé le conseiller du Premier ministre syrien, depuis que Le Drian a déclaré que la lutte contre les terroristes à Idlib mettrait en danger la sécurité européenne. »

« Depuis le jour où le ministre français des Affaires étrangères a associé la sécurité de l’Europe au maintien des terroristes en Syrie, je ne m’étonne plus des déclarations de la France », a affirmé le conseiller du Premier ministre syrien.

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a prétendu qu’une attaque contre Idlib en Syrie menacerait la sécurité de l’Europe en raison de la fuite des terroristes vers ce continent, a rapporté Aria News.

Lors d’un entretien accordé ce vendredi 14 septembre à la chaîne Al-Alam, Abdelkader Azouz, conseiller du Premier ministre syrien, a déclaré qu’il était habitué à de telles déclarations de la part des autorités françaises. 

Abdelkader Azouz. ©elmarada.org

« Ce n’est qu’après la reconnaissance du Front al-Nosra comme groupe terroriste par les Nations unies que les anciennes autorités du ministère français des Affaires étrangères l’ont à leur tour reconnu comme tel », a rappelé Abdelkader Azouz.

Et d’ajouter : « Malheureusement, la France est devenue un simple outil dont se servent les États-Unis. En poursuivant ses violences et sa guerre d’usure, la France sert les intérêts de Washington. »

« Toutes les conditions pour libérer Idlib et permettre à ses habitants de rentrer chez eux sont réunies », a-t-il précisé.

Auparavant, le représentant syrien auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari, avait fait part à la tribune du Conseil de sécurité de cette organisation de la décision de Damas de nettoyer Idlib de la présence des terroristes du Front al-Nosra.

Bachar al-Jaafari. ©Al-Manar
 

La province syrienne d’Idlib est toujours contrôlée par différents groupes terroristes. L’armée syrienne se prépare donc à une opération pour la nettoyer de la présence des terroristes du Front al-Nosra, de Daech et des autres groupes.

Le ministère russe de la Défense publie depuis deux semaines des communiqués avertissant que les terroristes ont l’intention de mettre en scène une attaque chimique à Idlib pour en accuser injustement la Syrie.

En parallèle, les États-Unis en accusant Damas d’avoir l’intention de perpétrer une attaque chimique à Idlib cherchent à détourner l’attention de l’opinion publique des agissements des terroristes.

Le 14 avril dernier, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient déjà attaqué la Syrie en accusant mensongèrement Damas d’avoir utilisé des armes chimiques.

En réalité, les États-Unis et leurs alliés sont vivement inquiets du sort des terroristes qu’ils soutiennent en Syrie.

La concentration des terroristes à Idlib et leurs agissements dans cette province syrienne, la dernière qui échappe encore au contrôle de Damas, est préoccupante, a estimé le président russe.

Lors d’une réunion avec les membres du Conseil de la Fédération de Russie, le président russe, Vladimir Poutine, s’est dit préoccupé par les agissements déstabilisateurs des groupes terroristes à Idlib, la dernière province syrienne encore occupée par les groupes terroristes, notamment par le Front al-Nosra.

« On a encore procédé à des échanges d’opinions sur la situation à Idlib. On a exprimé notre préoccupation concernant la forte concentration de terroristes dans cette région, ainsi que leur activité déstabilisatrice », a fait savoir le porte-parole du chef de l’État russe, Dmitri Peskov, cité par Sputnik.

Le ministre israélien du Renseignement a réagi à la déclaration du directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) sur la reprise de l’enrichissement de l’uranium par Téhéran. 

En réponse à la déclaration d’Ali-Akbar Salehi, directeur de l’OEAI, selon laquelle le programme nucléaire iranien s’accélérerait en cas d’annulation de PGAC, Yisrael Katz, le ministre israélien du Renseignement a éructé : « Si l’Iran choisit de poursuivre son programme nucléaire, il fera face à une réponse militaire. »

Yisrael Katz, le ministre israélien du Renseignement. (Photo d’archive)

Tout en espérant que l’accord atomique entre Téhéran et les puissances mondiales survivrait, M. Salehi avait annoncé, lors d’une interview accordée le mardi 11 septembre à AP, que la République islamique était prête à produire des centrifugeuses plus avancées qui enrichissent l’uranium en faisant tourner rapidement de l’hexafluorure d’uranium.

 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est félicité mardi de la décision des Etats-Unis de fermer le bureau de représentation palestinienne à Washington, la dernière d'une série de mesures prises par Donald Trump à l'encontre des Palestiniens.
 
 
Le même jour, les Palestiniens ont annoncé avoir ravivé leurs efforts contre Israël à la Cour pénale internationale (CPI).
 

En fermant la mission à Washington, qui fait office d'ambassade de l'Autorité palestinienne dans le pays, "les Etats-Unis ont pris la bonne décision", a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué.

La décision américaine, annoncée lundi, est justifiée juridiquement par les démarches palestiniennes visant à traîner les dirigeants israéliens devant la CPI.
 

« Des exercices militaires de huit jours ont été organisés dans la base militaire d’al-Tanf par les États-Unis et les groupes armés syriens », a-t-on appris d’un commandant de groupes armés.

En Syrie, un commandant de groupes armés a déclaré, jeudi 13 septembre à Reuters, que les exercices militaires, co-organisés par les groupes armés et les Américains dans le sud de la Syrie, étaient porteurs d’un message transparent destiné à l’Iran et à la Russie. Il a ajouté que les Américains et les groupes armés syriens entendaient rester dans cette région de la Syrie et qu’ils repousseraient toute menace visant leur présence.

Dans ce droit fil, le porte-parole de la coalition internationale, dirigée par les États-Unis, le colonel Sean Ryan a déclaré que ces exercices militaires étaient en effet une démonstration de force et que Washington en avait auparavant prévenu la Russie afin d’empêcher une escalade de tension.

« Ces exercices visent à renforcer les capacités militaires de nos troupes et font preuve de notre disponibilité pour réagir à toute menace à l’encontre de nos forces dans le champ de bataille », a prétendu le colonel Sean Ryan.

Selon les sources proches des groupes armés syriens, « des centaines de fusiliers marins américains sont arrivés au mois de septembre en Syrie pour rejoindre les forces spéciales américaines déployées dans la base d’al-Tanf ».

 

Les deux Corées ont ouvert un bureau de liaison conjoint à la frontière des deux pays, nouveau signe de rapprochement entre Séoul et Pyongyang.

Dans la conjoncture où les négociations entre les États-Unis et la Corée du Nord restent bloquées depuis le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, tenu le 12 juin à Singapour, les deux Corées ont ouvert, vendredi 14 septembre, un bureau de liaison conjoint, situé sur le côté nord-coréen de la zone démilitarisée qui sépare les deux pays.

Lors de la cérémonie de l’inauguration de ce bureau, à laquelle avaient pris part une soixantaine de responsables, le ministre sud-coréen de l'Unification Cho Myoung-gyon a déclaré que l’inauguration d’un bureau de liaison conjoint signifiait l’ouverture d’un nouveau chapitre dans l’histoire des relations Séoul-Pyongyang. Cho Myoung-gyon a ajouté qu’il s’agissait d’un nouveau symbole de paix.

Le bureau de liaison conjoint, considéré comme une ambassade de facto, permettra à deux pays de communiquer 24 heures sur 24.

Selon le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, « des réunions hebdomadaires seront organisées entre représentants du Nord et du Sud ».

Tous les milieux d’études stratégiques de l’Occident sont d’avis que « les intérêts stratégiques de l'Iran et d'Israël sont foncièrement et profondément contradictoires ». Mais les intérêts israéliens s'opposent aussi à ceux de la Russie de Poutine.

Pourtant les commentateurs croient que le régime israélien n’est pas en mesure de réaliser, seul, ses menaces contre l’Iran. À cet effet, il cherche à profiter du potentiel de Washington et de ses alliés arabes en allumant le feu des différends qui opposent ces derniers à Téhéran.

Le régime de Tel-Aviv a su bien saisir l’occasion avec l’arrivée au pouvoir de Mohammed ben Salmane (MBS) en Arabie saoudite pour faire aligner Riyad sur ses intérêts. Ce n’est pas sans raison si MBS ne cesse d’afficher publiquement, son souhait de normaliser avec Israël lors de ses interviews et ses rencontres officielles avec les autorités occidentales. Mais cela ne suffit vraisemblablement pas.

Certes, l’Arabie saoudite partage des intérêts avec Israël. Mais les ambitions d'Israël sont bien plus importantes qu'une simple coopération tactique avec les Saoudiens. Le régime occupant cherche à faire entrer l’Iran dans une guerre l'opposant aux alliés arabes de Tel-Aviv.  

À cette fin, le régime de Tel-Avive exploite tout son potentiel propagandiste et diplomatique et ne lésine sur rien pour préparer et alimenter des complots visant à déclencher une guerre entre l’Iran et les pays arabes riverains du golfe Persique : semer la discorde entre l’Iran et ces derniers et plus passablement figure en bonne place au menu des méthodes largement utilisées par Israël. 

La Syrie transformée en ligne de front Israël/Iran?  

Il est vrai que le régime de Tel-Aviv a peur de la présence de l’Iran en Syrie.

La présence iranienne en Syrie fort exagérée par le régime israélien répond à une demande de Damas et elle se maintiendra tant que l'État syrien le souhaitera. Cette présence se limite d'ailleurs à la mission de conseillers militaires dans les rangs de l’armée syrienne.  

Il s’agit d’une présence légale destinée à contribuer à la lutte anti-terrorisme, contrairement à la présence américaine qui se fait sans l'autorisation du gouvernement syrien.

 

Les actions américaines en Syrie conduisent le monde au bord du gouffre, a déclaré ce jeudi 13 septembre Maria Zakharova, lors d’une conférence de presse.

Les propos de la porte-parole de la diplomatie russe interviennent alors que les médias font état du renforcement des positions des terroristes à Idlib, Alep et Hama en Syrie.

« Les événements actuels montrent que la Syrie est impliquée dans les tentatives des Américains de tester un nouveau mécanisme de maintien de leur suprématie mondiale », a déclaré Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, citée par RT. « Leur but est de créer une sorte de coalition réunissant les principales puissances occidentales, coalition qui ferait une démonstration de force et ferait pression sur les autres États afin qu’ils acceptent les solutions militaires qu’ils proposent pour régler les conflits internationaux », a-t-elle poursuivi.

« Une telle politique porte atteinte à l’ordre mondial existant, qui jusqu’à présent reposait sur la Charte des Nations unies », a-t-elle noté.

En réaction aux inquiétudes du ministère français des Affaires étrangères concernant les actions de Téhéran contre les terroristes dans le nord de l’Irak, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré : « En ce qui concerne la sécurité nationale et la violation de l’intégrité territoriale, aucun pays ne garde le silence. »

L’Iran a déjà averti le gouvernement irakien et les autorités du Kurdistan irakien contre les agissements des terroristes et leurs actes de sabotage. « Ils ont causé la mort de 11 Iraniens. Le peuple iranien s’attend à ce qu’ils soient jugés et que ce genre d’action prenne fin », a déclaré Bahram Qassemi.

« Nous avons à plusieurs reprises lancé des mises en garde et exposé nos positions envers la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme sous toutes ses formes qui menacent nos frontières. C’est une politique de principe », a-t-il ajouté.

Il a reproché au gouvernement français son silence sur les actes terroristes antérieurs qui ont frappé le territoire irakien contre la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran, en l’appelant à être réaliste.

Le ministère iranien des Affaires étrangères rappelle que le terrorisme, où qu’il frappe, devrait être condamné sans aucune considération politique.

Fait significatif- lorsqu’on sait que la Sunna ou la Tradition consiste en les paroles, les gestes et le comportement du Prophète- le Messager de Dieu le couvrait publiquement de son amour et de sa tendresse, et le portait ainsi que son frère aîné, Al-Hassan, contre sa poitrine en exprimant à haute voix, devant ses Compagnons, cet amour paternel généreux:

«Ô mon Dieu! Je les aime et j’aime ceux qui les aiment».1

   La métaphore suivante en dit long sur l’amour que le Prophèteéprouvait et exprimait pour ses deux petits-fils:

«Mes deux fils (le Prophète avait coutume d’appeler, par affection, ses deux petits-fils: "mes fils") que voici sont mes deux basilics de ce bas-monde ».2

   Et les propos suivants ne laissent plus de doute sur la portée et la profondeur de cet amour:

«Al-Hussayn fait partie de moi, et je fais partie d’Al-Hussayn. Dieu aimera celui qui aura aimé Al-Hussayn».3

«Celui qui aime Al-Hassan et Al-Hussayn m’aura aimé, et celui qui les déteste, m’aura détesté».4

   Propos réitérés et confirmés à maintes autres occasions. Par exemple, lorsqu’un jour, le Prophète qui accomplissait sa prière, que l’Imam Al-Hassan et l’Imam Al-Hussayn se bousculaient sur son dos, en ces moments de recueillement, et que des gens vinrent les éloigner, dit:

«Laissez-les... Par mon père et ma mère, celui qui m’aime, doit les aimer aussi».5

   Ou encore cette autre métaphore révélatrice et on ne peut plus claire, utilisée par le Prophète pour mettre en évidence la position prédestinée de l’Imam Al-Hassan auprès de Dieu:

«Celui qui se réjouirait de voir un hommedestiné au Paradis, (le Prophète savait de par sa mission prophétique divine que l’Imam Al-Hassan serait martyr. Or tout martyr en Islam est destiné au Paradis) qu’il regarde Al-Hussayn».6
imam al-hussayn

   Ainsi, le Prophète a donc pris soin de faire connaître aux Musulmans le sort de martyr qui attendait Al-Hussayn, dés son enfance et de désigner sa position privilégiée dans son Umma, pour que celle-ci ne pardonne jamais à quiconque aurait le malheur de devenir parmi les assassins de son bien-aimé.

   Les assassins de l’Imam Al-Hussayn ne pourraient jamais prétexter l’oubli ou l’ignorance de ces paroles du Prophète pour qu’on puisse leur pardonner un jour, car le Prophète s’était attaché à les mettre suffisamment en évidence pour que de grandes figures de l’Islam, tels que Abou Bakr Al-Çiddiq et Ibn ’Omar, trouvent toujours l’occasion de les répéter à l’intention des Musulmans. En effet c’est Abou Bakr qui a dit un jour:

 «J’ai entendu le Messager de Dieu dire: "Al-Hassan et Al-Hussayn sont les deux Maîtres de la jeunesse du Paradis"».7

    Quant à Ibn ’Omar, c’est bien après l’assassina de l’Imam Al-Hussayn qu’il rappela à des Irakiens venus lui poser un question canonique sur les moustiques, ce que le Prophète avait dit à propos de la position privilégiée qu’occupaient auprès de lui ses deux petits-fils:

«Les Irakiens, dit-il, amer, m’interrogent sur les moustiques, alors qu’ils ont tué le fils de la fille du Messager de Dieu, lequel Messager avait dit "ce sont (Al-Hassan et Al-Hussayn) mes deux basilics(C’est-à-dire, le parfum, l’aromate, le plaisir...) dans ce bas monde"».8

   Conscients de cette place de choix que l’Imam Al-Hussayn occupai dans le coeur et la pensée du Prophète et dans sa famille, les Musulmans ne pourront pas ne pas sentir qu’à travers son assassinat, c’était le sang du Prophète qui fut répandu si injustement et si tragiquement dans la terre de Karbalã. Ils ne cesseront jamais de penser à ce crime impardonnable perpétré contre la famille du Prophète. De là les révolutions successives, dont ce d’Al-Tawwãbine, contre le régime ommayyade, auteur ce crime. Le sang de l’Imam Al-Hussayn sera ainsi le volcan qui ébranlera les piliers de l’Etat Omayyade et détruira son entité.

    

 Notes:

1. M. D. Al-Tabari, p. 124, et Ibn Kathîr: "Istich-hãd Al-Hussayn" (le Martyre d’al-Hssayn), p. 138. 

2. Id. Ibid.

3. Al-Tarmathî, cité par Ibn Kathîr dans "Istich-hãd Al-Hussayn", op. cit. p. 139.

4. M. D. Al-Tabari, op. cit. p. 124.

5. Id. Ibid, op. cit. p. 229. Ce Hadith est cité par Abou Hãtam.

6. Id. Ibid, p. 229.

7. Id. Ibid, p. 129.

8. Id. Ibid, p. 124.

Source: Bostani.com