Les négociations Iran/5+1, dans l'impasse ?

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Les négociations Iran/5+1, dans l'impasse ?

"The Wall Street Journal" évoque la difficulté des négociations entre l’Iran et les six puissances, et s’interroge sur une impasse devant la conclusion d’un accord final.

Le quotidien américain, "The Wall Street Journal", écrit que la difficulté des négociations, sur l’avenir du programme nucléaire iranien entre Téhéran et les six puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) semble confirmer l’avis d’Albert Einstein, qui disait que la politique est plus difficile et plus compliquée que la physique. D’après le "Wall Street Journal", à ce stade du processus diplomatique, les négociations sont concentrées sur les détails techniques, pour arriver à un accord global. Or, c’est toujours la décision politique, qui prime sur les détails techniques, confirme le journal.

"The Wall Street Journal" prétend que les propositions des 5+1 à la République islamique d’Iran étaient équitables, et même, généreuses, tandis que les Iraniens se plaignent, encore, et insistent à dire que les propositions des grandes puissances seraient injustes. D’après l’auteur de l’article du "Wall Street Journal", cette divergence créera une impasse plus sérieuse : Les dirigeants iraniens veulent-il accepter un accord nucléaire, quel qu’il soit ?

Pour les Américains, un accord nucléaire avec l’Iran doit garantir les mécanismes de vérification, pour empêcher ce que le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, appelle les quatre voies permettant à l’Iran de développer un programme atomique militaire. D’après les experts occidentaux, la position adoptée par les 5+1, lors des pourparlers nucléaires avec l’Iran, permettra à Téhéran de maintenir ses infrastructures nucléaires principales, mais privera le pays d’avoir accès aux fameuses quatre voies, qui lui donneront l'opportunité de fabriquer une bombe atomique.

Du point de vue des dirigeants des Etats-Unis, le but de Téhéran est d’obtenir un accord, qui lui garantirait de maintenir un programme nucléaire plus vaste, ce qui pourrait être, peut-être, obtenu, si les négociations duraient plus longtemps. Or, les Etats-Unis s’y opposent, en estimant que cette situation laisserait l’Iran l'occasion d’avoir accès à l’arme nucléaire.

Quelles sont les voies d’accès à l’arme atomique ?

Les deux premières voies passent par les activités des installations d’enrichissement de l’uranium, à Natanz et à Fordow. Les Etats-Unis sont revenus sur leur position initiale, qui portait sur l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium, dans ces deux sites, et à accepter le principe de l’activité de ces sites. Les discussions portent, maintenant, sur le nombre et le type des centrifugeuses de ces deux sites iraniens. Les déclarations des responsables occidentaux laissent entendre qu’ils estiment que l’Iran pourrait avoir accès à la bombe atomique, dans un an. Mais, en Israël, et au Congrès des Etats-Unis, les critiques disent qu’un tel accord donnera à l’Iran le droit de continuer, de manière limitée, ses programmes d’enrichissement de l’uranium, dans la perspective de la fabrication d’une bombe nucléaire.

La troisième voie passe par le réacteur à eau lourde d’Arak, qui laisse envisager la fabrication d’une bombe nucléaire, en utilisant du plutonium, au lieu de l’uranium, hautement, enrichi. Dans le cadre des accords préliminaires de Genève, conclus en novembre 2013, les activités du réacteur d’Arak ont été suspendues, et les négociateurs occidentaux ont proposé la reconfiguration de ce réacteur.

Le quatrième voie d’accès à l’arme nucléaire est une option secrète, selon laquelle, l’Iran fabriquerait, secrètement, une bombe atomique. Pour empêcher ce scénario, les 5+1 exigent les inspections minutieuses et régulières des installations nucléaires iraniennes, en se fondant sur leurs prétentions concernant les cas de la violation des règlements de l’Agence internationale de l’Energie atomique, par l’Iran, dans le passé.

En demandant la prise des mesures qui entravent les quatre voies ci-dessus, les grandes puissances proposent la réduction partielle des sanctions contre la République islamique d’Iran, afin que l’Iran retrouve, progressivement, sa place, dans le concert des nations. Lundi dernier le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a rejeté l’idée de la prolongation des négociations nucléaires avec l’Iran. John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, a confirmé ce point de vue. En outre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad-Javad Zarif, a déclaré, lui aussi, que la prolongation des pourparlers nucléaires serait inutile. Et le Guide suprême de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei, souligne que les discussions, sur l’accord politique et les détails techniques, doivent se réaliser, en une seule étape.

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