تقي زاده
Hadith du jour
La sagesse( hikma) de l'Ayyami Fatimiyya
La sagesse( hikma) de l'Ayyami Fatimiyya
L'Ayyami Fatimiyya est l'occasion de reconnaître et de faire connaître Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle).
L'ayatollah Javadi Amuli dit :
« La sainte Marie (que la paix soit sur elle) est vénérée par nous tous, mais où est Hazrat Marie (que la paix soit sur elle) ? Où est Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle) ?
Pleurons autant que nous le pouvons ; ces larmes sont appropriées, mais elles ne constituent qu'un aspect de la question.
Si nous pouvons faire connaître Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle) à l'échelle mondiale, comme Hazrat Marie (que la paix soit sur elle), alors nous aurons accompli une partie de notre devoir.
Lors de l'Ayyami Fatimiyya, pleurer, faire le deuil et porter le deuil sont le commencement et la première étape de notre devoir. »
Malgré les distorsions, Hazrat Marie (que la paix soit sur elle) est connue au sein des communautés chrétiennes et juives, et même parmi les non-croyants. Elle est reconnue comme un modèle de chasteté, de vertu et d'esprit divin.
Hazrat Fatima (que la paix soit sur elle) n'est pas reconnue à sa juste valeur, même parmi les musulmans. Elle demeure opprimée.
Les autorités politiques de l'époque, puis les systèmes taghuti, ont délibérément contribué à maintenir Fatima (que la paix soit sur elle) dans l'ombre.
Fatima (que la paix soit sur elle) doit être promue et reconnue dans le monde entier.
L'Ayyami Fatima (que la paix soit sur elle) devrait se consacrer à la reconnaissance et à la promotion de Fatima.
Si l'Ayyami Fatima (que la paix soit sur elle) se limite au deuil, aux larmes et au chagrin, cela banalisera Fatima (que la paix soit sur elle) et la maintiendra dans l'oubli.
Si les dimensions intellectuelles, pieuses, spirituelles, politiques et saintes de la vie de Fatima (que la paix soit sur elle) sont mises en lumière, l'Ayyami Fatima (que la paix soit sur elle) aura atteint son but.
Il convient de souligner que Fatima (que la paix soit sur elle) était une personne accomplie, d'une sainteté remarquable, et que son rayonnement international l'a rendue célèbre dans le monde entier, faisant d'elle une femme exemplaire.
Nos érudits devraient prendre en compte ces points ; que ce soit à la télévision, dans les programmes consacrés à Fatima, dans les mosquées ou lors de conférences, l'accent devrait être mis sur les questions d'ordre intellectuel et d'envergure mondiale concernant Fatima (que la paix soit sur elle), plutôt que sur les événements historiques.
Que Dieu nous accorde son intercession.
L'ISTIDRAJ , Un mot coranique : un éxposé doctrinal et irfānī
L'ISTIDRAJ OU L'ÉGAREMENT GRADUEL DES SAINTS DE SATAN :
un éxposé doctrinal et irfānī
1. Définition générale
Le terme istidrāj (استدراج) provient de la racine « d-r-j » signifiant « faire descendre progressivement, attirer degré après degré ».
Dans le discours coranique et spirituel, il désigne un processus par lequel Dieu accorde des faveurs apparentes, matérielles ou psychiques, à une personne qui s’enfonce dans l’égarement, non par approbation, mais comme moyen d’épreuve et de dévoilement intérieur.
L’istidrāj n’est donc pas une “grâce”, mais un leurre divin, un voile qui permet à la personne de persister dans l’illusion de sa propre autosuffisance jusqu’à la manifestation de la vérité de son âme.
2. Fondement coranique
Plusieurs versets établissent clairement le principe :
1. « Nous les attirons graduellement vers la perdition par des faveurs qu’ils ignorent »
(سَنَسْتَدْرِجُهُم مِنْ حَيْثُ لَا يَعْلَمُونَ)
[Cor. 7:182].
2. « Quand ils oublièrent ce qui leur avait été rappelé, Nous leur ouvrîmes les portes de toute chose… puis Nous les saisîmes soudainement. »
[Cor. 6:44].
Dans cette logique, l’abondance (richesse, influence, succès) peut être un signe de dérive, si elle est dissociée de la lucidité spirituelle.
3. L’istidrāj dans l’irfān chiite
Les maîtres de l’irfān insistent sur la dimension psychique de l’istidrāj.
Il n’est pas seulement économique ou politique. Il peut se produire dans :
les états spirituels (aḥwāl),
les ouvertures mystiques (futūḥāt),
les perceptions subtiles,
les kashf (découvertes de l’invisible),
les karāmāt (apparitions de pouvoirs).
Les awliyā’ d’Allāh possèdent des signes de proximité, mais les états extraordinaires ne sont jamais considérés comme une preuve d’élévation.
Un pouvoir psychique ou visionnaire peut au contraire être :
une illusion de l’âme,
une ruse du nafs,
un souffle satanique,
ou un istidrāj voilant la véritable pauvreté ontologique.
Notion centrale : la « pseudospiritualité »
Les irfānī considèrent que le plus grand istidrāj est intérieur, quand le chercheur croit avoir atteint la station de la sincérité alors qu’il est dominé par le nafs al-ammāra.
Ce point est souligné par :
Mullā Ṣadrā : les illuminations imaginatives non purifiées sont « le plus dangereux des voiles ».
Imam Khomeini : le faux kashf est pire que l’ignorance simple, car il donne à l’ego une “preuve” pour se pérenniser.
ʿAllāmah Ṭabāṭabā’ī : certaines “lumières” perçues par le cœur sont en réalité des ténèbres raffinées.
4. Mécanisme spirituel de l’istidrāj
Il comporte quatre étapes :
1. Désir du nafs
La personne développe un attachement excessif à une chose : réussite, influence, reconnaissance, pouvoir spirituel.
2. Obtention apparente
Dieu lui accorde ce qu’elle désire, sans qu’elle rencontre d’obstacles. Cet afflux est perçu comme un signe d’acceptation.
3. Expansion de l’illusion
La personne attribue son succès à sa “station”, à ses “mérites”, ou à son “savoir”.
Elle perd la vigilance intérieure (murāqaba).
4. Manifestation du réel
L’épreuve véritable surgit : chute morale, perte brutale, dévoilement intérieur douloureux.
L’homme réalise alors que la facilité dont il bénéficiait n’était pas une grâce, mais un mécanisme disciplinaire.
5. Différence entre karāma et istidrāj
Les maîtres disent :
“La karāma augmente la crainte du cœur. L’istidrāj augmente la confiance en soi.”
6. Indices irfānī de l’istidrāj
Les maîtres chiites retiennent plusieurs signes :
1. Absence de crainte de Dieu malgré l’abondance.
2. Multiplication d’états intérieurs sans transformation éthique.
3. Revendication de pouvoirs, visions, inspirations.
4. Facilité excessive dans la vie mondaine.
5. Absence d’effort intérieur (mujāhada).
6. Incapacité à accepter la critique.
7. Isolement du chemin de la Sharīʿa et de la Wilāya des Ahl al-Bayt.
7. L’istidrāj des puissants et des élites
Dans l’exégèse de Ṭabāṭabā’ī, l’istidrāj touche aussi :
✓les dirigeants politiques,
✓les élites intellectuelles,
✓les savants religieux,
✓les “maîtres spirituels” autoproclamés.
Elle consiste notamment en :
l’accumulation de pouvoir et de visibilité sans légitimité intérieure.
Plus l’individu s’enfonce dans cette illusion, plus ses “succès” deviennent eux-mêmes les instruments de son dévoilement final.
8. Dimension eschatologique
Pour les irfānī, l’istidrāj est un phénomène majeur de la fin des temps :
✓prolifération de faux maîtres,
✓illusions spirituelles,
✓pouvoirs psychiques sans purification,
✓facilité matérielle pour les oppresseurs,
✓confusion entre luminosité imaginaire et lumière réelle.
Les textes indiquent que, dans la période ultime, l’apparition de pouvoirs extraordinaires chez les égarés fait partie des signes.
Apprenez la meilleure invocation de pardon, le sens de cette invocation
قال رسول الله صلی الله علیه و آله :
اللَّهُمَّ أَنْتَ رَبِّي لاَإِلَهَ إِلَّا أَنْتَ خَلَقْتَنِي وَأَنَا عَبْدُكَ وَعَلَى عَهْدِكَ وَأَبُوءُ بِنِعْمَتِكَ عَلَيَّ وَأَبُوءُ لَكَ بِذَنْبِي فَاغْفِرْ لِي إِنَّهُ لاَيَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلَّا أَنْتَ.
منبع:معاني الأخبار، صفحه ۱۴۰.
et sa famille) a dit :**
*« Apprenez la meilleure invocation de pardon. »*
> Tu m’as créé, et je suis Ton serviteur.
> Je reste fidèle à Ton alliance et à Ta promesse autant que je le peux.
> Je reconnais les bienfaits que Tu m’as accordés,
> et je reconnais mes péchés devant Toi.
> Pardonne-moi, car nul autre que Toi ne pardonne les péchés.
Ce hadith que l’on nomme Sayyid al-Istighfâr, le maître suprême de la demande de pardon, n’est pas uniquement une formule à réciter, mais un miroir dans lequel l’âme découvre son vrai visage. C’est une confession totale, une reconnaissance de l’origine, de la faiblesse, de la servitude et de l’espérance. Aucun mot n’y est superflu, aucune phrase n’est anodine. Celui qui le prononce avec un cœur vivant ne fait pas que lire un texte : il dépose son âme, il renouvelle son pacte avec son Créateur, il retourne à son origine première. C’est comme une âme qui retrouve le chemin de sa maison après s’être perdue dans les détours du monde. C’est la parole de celui qui sait qu’il a besoin, qu’il n’est qu’un serviteur, et que toute élévation véritable ne vient pas de ses efforts mais de la grâce divine.
« Allâhumma anta rabbî, lâ ilâha illâ anta » : cette ouverture est comme une clef, un cri, un rappel du sens de la vie. Tu es mon Seigneur, je ne suis pas libre, je ne suis pas indépendant, je suis façonné par Ta volonté. Toute adoration commence par cette vérité : reconnaître un seul Maître, un seul Créateur, un seul Protecteur. Celui qui commence sa journée avec ces mots ne marche pas à la dérive, car il sait qu’il y a un centre dans son existence. Ce centre, c’est Dieu. Le monde peut s’agiter, les gens peuvent changer, les émotions peuvent vaciller, mais si le cœur se rappelle : Tu es mon Seigneur, il retrouve un axe, un sens, une lumière qui ne s’éteint pas. Les savants disent que celui qui dit cette phrase sincèrement brise les chaînes invisibles qui l’attachent à la vanité, au regard des autres, aux illusions de puissance. Ce n’est plus l’homme qui règne, mais Dieu. Ce n’est plus l’égo qui commande, mais l’adoration. La vie commence réellement à partir de cette reconnaissance : Tu es mon Seigneur.
« Khalaqtanî wa anâ ‘abduk » : Tu m’as créé, je suis Ton serviteur. Ici, l’homme renonce à cette illusion moderne qui prétend que l’être humain est maître de son destin, auteur absolu de sa vie, juge ultime de son bien et de son mal. Non. Je suis créé, je n’ai pas choisi ma venue au monde, je n’ai pas choisi mon cœur, je n’ai pas choisi ma mort. Tout en moi est signe d’une dépendance profonde. Mais cette dépendance ne m’humilie pas, elle me libère. Car le vrai esclavage n’est pas l’adoration de Dieu, mais l’adoration du désir, des passions, des regards humains, des ambitions sans fin. Je suis Ton serviteur, ce n’est pas une tristesse, c’est un soulagement. C’est la fin de la compétition. C’est la fin de la comparaison. C’est la fin de l’angoisse de devoir prouver que je vaux quelque chose. Je suis Ton serviteur, donc Tu m’as déjà donné une valeur. Je n’ai pas besoin de la chercher ailleurs. Tu m’as créé, donc Tu connais ma faiblesse. Tu es mon Maître, donc Tu ne me rejetteras pas si je reviens à Toi.
« Wa anâ ‘alâ ‘ahdika wa wa‘dika mastata‘t » : je suis sur Ton pacte et Ta promesse autant que je le peux. Ici l’homme reconnaît qu’il n’est pas parfait, qu’il fait des efforts, mais que ses efforts sont limités. Il ne dit pas : Je suis parfait dans mon serment. Il dit : Autant que je peux. Il y a dans cette formule une immense tendresse divine. Dieu ne demande pas la perfection, Il demande la sincérité. Il ne demande pas la performance, Il demande l’effort. Il ne demande pas l’absence de péchés, Il demande le retour après les péchés. Le pacte est vivant lorsque le cœur vit, même si les actes faiblissent. Et la promesse divine est constante lorsque l’homme progresse, même s’il chute. Les portes du paradis ne sont pas réservées à ceux qui n’ont jamais fauté, mais à ceux qui n’ont jamais cessé de revenir. L’important n’est pas de ne jamais tomber, mais de ne jamais rester à terre. Dans ce mastata‘t il y a le souffle de l’humanité : le cœur qui se fatigue, le corps qui s’essouffle, les faiblesses qui reviennent. Mais tant que l’humble effort continue, le chemin reste ouvert. Celui qui avance d’un pas, Dieu vient à lui à grande vitesse. Celui qui vient en marchant, Dieu vient à lui en courant. C’est la loi de la miséricorde.
« A‘ûdhu bika min sharri mâ sana‘tu » : Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal que j’ai fait. Ici l’homme ne se cache pas derrière des excuses. Il ne dit pas : j’ai été poussé, influencé, trompé. Il dit : ce que j’ai fait. Il assume. Il sait que la liberté implique une responsabilité. Mais cette responsabilité ne l’écrase pas, elle le conduit à la porte de la miséricorde. Reconnaître son mal, ce n’est pas s’enfermer dans la culpabilité, c’est préparer le pardon. C’est dire : je sais que j’ai failli, mais je sais aussi que Tu es plus grand que mes fautes. Je ne me déplace pas vers Toi avec un dossier vierge, mais avec une âme blessée. Je ne viens pas avec des justifications, mais avec une demande. Je ne veux pas effacer l’histoire, je veux que Tu la transformes. Je veux que ma faiblesse devienne le terrain où Ta grâce se manifeste.
« Abû’u laka bi ni‘matika ‘alayya, wa abû’u bi dhanbî » : je reconnais Tes bienfaits sur moi, et je reconnais mon péché. Cette phrase est magnifique : elle lie la gratitude et la repentance. Elle dit que le souvenir des bienfaits réveille le sentiment de honte. Quand je me rappelle ce que Tu m’as offert – la vie, la santé, la foi, les parents, les occasions, la protection, les lumières dans la nuit – alors je me demande comment j’ai pu T’oublier par moment. Ce contraste éveille la pudeur intérieure. Pourtant cette pudeur n’est pas désespoir, elle est chemin vers la reconnaissance. Je sais que Tu m’as comblé, je sais que mes péchés ne méritent pas cette générosité, mais je sais aussi que Tu redistribues Tes dons même après les fautes. La vraie reconnaissance consiste à admettre que nous ne sommes pas à la hauteur des bienfaits. Celui qui voit les grâces de Dieu devient humble. Celui qui voit ses fautes devient lucide. Et celui qui unit les deux devient proche. Le cœur élevé est celui qui navigue entre deux océans : la gratitude et la repentance.
« Faghfir lî fa-innahû lâ yaghfiru adh-dhunûba illâ anta » : Pardonne-moi, car nul ne pardonne les péchés excepté Toi. Ici, la logique finale de l’adoration apparaît : Dieu est le seul refuge. Tous les autres refuges sont illusoires. On ne peut pas effacer ses fautes avec l’argent. On ne peut pas racheter ses erreurs avec l’orgueil. On ne peut pas compenser ses manquements par d’autres fautes. Le seul chemin pour guérir l’âme est le pardon divin. On peut cacher aux hommes ses erreurs, mais on ne peut pas les effacer de son cœur. Le cœur humain a besoin d’une eau pure, celle du pardon. Celui qui implore ainsi, s’il meurt le jour ou la nuit après l’avoir prononcé, entre au paradis. Pourquoi ? Parce qu’il est revenu avec conscience, avec humilité, avec sincérité. Il ne s’est pas cru innocent, il s’est cru dépendant. Et la dépendance sincère est la clé de l’entrée au Jardin.
Ce hadith nous apprend que le salut ne réside pas dans la perfection, mais dans l’attachement à la miséricorde divine. Dieu ne demande pas à l’homme d’être sans erreur, mais d’être sans orgueil. L’ambition religieuse n’est pas de devenir un être pur aux yeux du monde, mais un être vrai aux yeux de Dieu. La valeur ne réside pas dans l’image que les gens ont de nous, mais dans l’aveu que l’on fait devant Dieu. Celui qui récite cette invocation chaque matin et chaque soir ne fait pas qu’ouvrir et fermer sa journée : il redéfinit sa vie entière. C’est comme s’il plaçait son cœur dans un sanctuaire invisible. Les occupations de la journée peuvent s’agiter, les émotions peuvent s’élever, les soucis peuvent frapper, mais le cœur restera accroché à un fil invisible : le fil qui le relie à Celui qui pardonne. Celui qui ouvre sa journée avec cette parole commence avec l’aveu de la servitude. Celui qui termine avec elle finit avec la reconnaissance d’avoir pu vivre par la grâce. C’est une armure, une lumière, un parfum que l’on porte dans l’âme.
La religion n’a jamais voulu qu’on se croie parfaits. Elle a voulu que l’on soit vrais. Elle n’a jamais attendu que l’on soit sans péché, mais que l’on soit sans arrogance. La vraie purification n’est pas celle du corps, mais celle de l’orgueil intérieur. Dieu aime les repentants non parce qu’ils sont faibles, mais parce qu’ils ne cachent pas leur faiblesse. Il aime ceux qui reviennent parce qu’ils ont une connaissance profonde de ce qu’ils sont et de ce qu’Il est. Ce hadith révèle l’équilibre parfait : la repentance n’est pas désespoir, c’est espérance ; ce n’est pas honte, c’est éveil ; ce n’est pas défaite, c’est renaissance. Il ne faut pas craindre de tomber, il faut craindre de ne plus se relever. Et tant que le souffle dure, la porte reste ouverte. La nuit peut être longue, mais l’aube existe. Le péché peut être lourd, mais la miséricorde est plus vaste. Le cœur peut avoir erré, mais il peut retrouver la direction. Il n’y a que celui qui abandonne qui perd. Mais celui qui revient, celui qui prononce cette invocation avec tout son être, celui-là marche déjà vers le paradis, même s’il trébuche, même s’il pleure, même s’il doute. Car Dieu n’appelle pas celui qui est parfait, Il appelle celui qui frappe à la porte. Et chaque frappe sincère est déjà une réponse.
Femmes musulmanes : faits marquants et inspirants
Place de Fatima al-Zahra
Le Guide suprême a présenté **Dame Fatima al-Zahra** comme *une femme céleste et complète*, modèle intemporel pour toutes les femmes de l’humanité.
Il a évoqué ses vertus : l’adoration, le don de soi, la patience face à l’épreuve, la défense de la vérité, la clairvoyance politique et la gestion exemplaire de la famille.
Vision islamique de la femme
L’islam, a-t-il affirmé, confère à la femme **une dignité et un rang élevés**.
Le Coran mentionne que l’homme et la femme sont créés d’une même essence et égaux devant la foi et les bonnes actions.
Les différences naturelles entre les deux sexes ne signifient pas inégalité mais **complémentarité** dans la construction de la société et de la famille.
Droits des femmes
Les femmes doivent bénéficier d’une **égalité de valeur et de reconnaissance** dans leur travail et dans leurs droits sociaux :
- Salaire équitable pour le même travail,
- Assurance sociale et soutien aux femmes chefs de famille,
- Congés spécifiques liés à la maternité.
Dans la sphère familiale, le droit essentiel de la femme est **l’amour et la tendresse**.
Le Guide a souligné la nécessité d’éliminer toute forme de **violence domestique** et a rappelé que la femme est la **responsable de gestion du foyer**, non une exécutante.
Critique de la culture occidentale
L’Ayatollah Khamenei a vivement critiqué la culture occidentale et capitaliste qui, selon lui, **réduit la femme à un objet de consommation** et détruit l’institution familiale.
Ce modèle, présenté sous le nom de “liberté”, conduit en réalité à la décadence morale et à la solitude spirituelle.
Message aux médias
Les médias doivent diffuser la **vision authentique de l’islam sur la femme**, et non reproduire les narrations erronées des puissances occidentales.
Cette approche spirituelle et respectueuse de la femme, a-t-il ajouté, est la voie la plus efficace pour **attirer les cœurs du monde vers l’islam**.
À la fin:
Il a salué les **progrès remarquables des femmes iraniennes** dans l’éducation, la science, la santé et le service public, les qualifiant d’historiquement sans précédent en Iran.
Le discours s’est clos sur un appel à approfondir la compréhension du rôle sacré et actif de la femme dans la société islamique.
Invocation de Vénéré Fatima-Zahra pour le Vendredi
**Vendredi – الجمعة**
**اللَّهُمَّ اجْعَلْنا مِنْ أَفْضَلِ خَلْقِكَ نَصِيباً عِنْدَكَ، وَأَقْرَبِهِمْ مَنْزِلَةً مِنْكَ، وَأَخَصِّهِمْ زُلْفى لَدَيْكَ،**
Ô Allah ! Fais que nous soyons parmi Tes meilleures créatures auprès de Toi, les plus proches de Toi en rang, et les plus honorés dans Ton intimité,
**اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَآلِ مُحَمَّدٍ، وَاغْفِرْ لَنَا ذُنُوبَنَا، وَطَهِّرْنَا مِنْ خَطَايَانَا،**
Ô Allah ! Prie sur Muhammad et la Famille de Muhammad, pardonne-nous nos péchés, purifie-nous de nos fautes,
**وَرَفِّعْ فِي الدُّنْيَا دَرَجَاتِنَا، وَفِي الْآخِرَةِ عُقُوبَاتِنَا، وَاذْكُرْنَا عِنْدَكَ فِي خَيْرِ الذِّكْرِ،**
élève nos rangs dans ce monde, allège nos comptes dans l’au-delà, et mentionne-nous auprès de Toi dans la meilleure des mentions,
**وَانْزِلْ عَلَيْنَا كِتَابًا يُسَرُّ بِهِ قُلُوبُنَا، وَتَقَرُّ بِهِ أَعْيُنُنَا، وَتُسْتَجَابُ بِهِ دَعْوَتُنَا،**
fais descendre sur nous un décret qui réjouisse nos cœurs, apaise nos regards, et exauce nos invocations,
**وَتُقْضَى بِهِ حَوَائِجُنَا، وَتُزَكَّى بِهِ أَعْمَالُنَا، وَتُطَهَّرُ بِهِ ذُنُوبُنَا، وَتُبَلِّغُنَا بِهِ أَقْصَى غَايَاتِنَا مِنْ جَمِيعِ الْخَيْرَاتِ فِي الْحَيَاةِ وَبَعْدَ الْمَمَاتِ.**
accomplis par lui nos besoins, purifie nos œuvres, efface nos péchés, et fais-nous atteindre, par lui, les plus hauts sommets de tout bien, dans cette vie et après la mort.
Prière de Fatima az-Zahra (paix sur elle) pour le samedi
**دعاء السيدة فاطمة الزهراء (عليها السلام) ليوم السبت**
*Prière de Fatima az-Zahra (paix sur elle) pour le samedi*
اللَّهُمَّ افْتَحْ لَنا خَزائِنَ رَحْمَتِكَ،
Ô Allah ! Ouvre pour nous les trésors de Ta miséricorde,
وَهَبْ لَنا رَحْمَةً لا تُعَذِّبُنا بَعْدَها فِي الدُّنْيا وَلا فِي الآخِرَةِ،
et accorde-nous une miséricorde telle que, par elle,
Tu ne nous fasses jamais goûter au châtiment, ni dans ce monde ni dans l’au-delà.
وَارْزُقْنا مِنْ فَضْلِكَ الواسِعِ رِزْقاً حَلالاً طَيِّباً،
Accorde-nous de Ton immense grâce une subsistance licite et pure,
وَلا تَحْوِجْنا وَلا تُفْقِرْنا إِلى أَحَدٍ سِواكَ،
et ne nous rends dépendants ou nécessiteux envers personne d’autre que Toi.
وَزِدْنا لَكَ شُكْراً،
Fais que nous Te soyons encore plus reconnaissants,
وَإِلَيْكَ فَقْراً وَفَاقَةً،
plus conscients de notre besoin de Toi,
وَبِكَ عَمَّنْ سِواكَ غِنىً وَتَعَفُّفاً،
et que nous trouvions en Toi la richesse qui nous dispense des autres,
et la chasteté qui nous élève.
اللَّهُمَّ وَسِّعْ عَلَيْنا فِي الدُّنْيا،
Ô Allah ! Accorde-nous l’aisance dans ce bas-monde.
اللَّهُمَّ إِنّا نَعُوذُ بِكَ أَنْ تَزْوِيَ عَنّا وَجْهَكَ حِينَ نَطْلُبُهُ،
Ô Allah ! Nous cherchons refuge auprès de Toi
contre le fait que Tu détournes Ton visage de nous
alors même que nous nous tournons vers Toi avec espoir.
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلى مُحَمَّدٍ وَآلِ مُحَمَّدٍ،
Ô Allah ! Prie sur Muhammad et la Famille de Muhammad,
وَاجْعَلْنا مِمَّنْ يُقِرُّ بِوَحْدانِيَّتِكَ،
accorde-nous ce que Tu aimes
وَيُؤْمِنُ بِرُبُوبِيَّتِكَ،
et fais que cela soit une force pour nous dans ce que Toi, Tu aimes.
وَيَسْتَحِقُّ رَحْمَتَكَ،
Ô le Plus Miséricordieux des miséricordieux.
? *Source : الصحيفة الفاطمية – As-Sahîfa al-Fâtimiyya qui contient divers invocations*
Le mérite des filles
Un homme se trouvait au service du Messager de Dieu (que la paix soit sur lui et sur sa famille) lorsqu’on lui annonça la naissance de son enfant. Son visage changea de couleur.
Le Prophète (pslf) lui demanda :
— «Qu’as-tu ?»
Il répondit :
— «Rien… tout va bien.»
Le Prophète (pslf) dit :
— «Dis-moi la vérité.»
Il dit :
«Quand j’ai quitté la maison, mon épouse était en train d’accoucher, et maintenant on m’a annoncé qu’elle a donné naissance à une fille ! »
Le Messager de Dieu (pslf) répondit :
— «Son poids repose sur la terre, son ombrage est sous le ciel, et c’est Dieu qui la nourrit.
Elle est comme un bouquet de fleurs que tu respireras avec douceur.»
al-Kāfî, vol. 6, p. 4 — Chapitre : Le mérite des filles
L'inimitabilité du Saint Coran(1)
Hârith al-Hamadâni dit: "Un jour j'ai vu des gens discuter dans le masjid. Je suis allé vers l'Imam Ali et lui ai dit: "Ne vois-tu pas ces gens discuter?" "Le font-ils?" dit-il. "Oui", ai-je répondu. "J'ai entendu le Saint Prophète dire qu'il y aurait bientôt de la discorde et des conflits civils entre les Musulmans". "N'y a-t-il aucun moyen d'en éviter les mauvaises conséquences?" ai-je demandé à l'Imam. "Si, le Livre d'Allah. Il nous apprend ce qui s'est passé autrefois et ce qui se produira dans l'avenir. Il se prononce sur toutes les disputes. Il est le dernier mot, et pas une plaisanterie. Tout tyran qui l'abandonne sera écrasé par Allah. Quiconque cherche la guidance dans toute autre source sera induit en erreur. Il est un lieu solide d'Allah. C'est un discours de sagesse. Il est le droit chemin. Il ne peut être altéré par les saillies des passions, ni obscurci par les perversions des langues. Les gens instruits ne s'en lassent jamais. La sagesse que ce livre contient et la guidance qu'il propose ne sauraient être épuisées par un usage constant. Ses prodiges sont infinis. Lorsque les djinn l'ont entendu, ils ont été stupéfaits. Ils se sont écriés: "Nous avons entendu le merveilleux Coran! Celui qui le cite, dit la vérité. Celui qui juge conformément au Coran, agit justement. Celui qui agit en le suivant, mérite une ré'compense. Celui qui exhorte les autres à le suivre, les dirige vers le droit chemin. O Hârith! Fais-toi un devoir de le suivre."
Il ne serait pas déplacé de nous arrêter aux points les plus intéressants de ce Hadith.
Le Saint Prophète a dit que le Saint Coran nous informe à propos d'événements futurs. Cela peut signifier ou bien que le Saint Coran a des suggestions sur les événements futurs, ou bien que des événements exactement similaires à ceux vécus par des peuples antérieurs seront vécus par les Musulmans.
Le Coran dit:
"Vous subirez certainement des transformations successives." (Sourate al-Inchiqâq; 84:19)
L'Imam Ali a dit que si un tyran abandonne le Coran, Allah le fera périr. Cela signifie que dans la société musulmane pas un oppresseur ne sera toujours en mesure de violer la sainteté de la religion et de l'utiliser pour ses intérêts égoïstes. Cela signifie aussi que son texte demeurera toujours intact. L'Imam a exprimé la même chose lorsqu'il a dit que les caprices des passions ne peuvent l'altérer. Le Coran a été mal interprété par des gens intéressés, mais son texte est resté toujours à l'abri de toute altération. Il conserve exactement la forme dans laquelle il a été révélé au Saint Prophète.
Ces propos de l'Imam Ali impliquent que si les Musulmans s'étaient référés au Saint Coran pour aplanir leurs différends doctrinaux, ils y auraient trouvé le meilleur juge et arbitre, car il se prononce clairement sur tous les sujets importants. Malheureusement, ils ont négligé le Saint Coran, et à cause de cette négligence les choses se sont détériorées à tel point que les différentes sectes de l'Islam se sont traitées mutuellement d'incroyants.
Décrivant le Saint Coran, l'Imam Ali a dit: "Ce livre est une lumière qui ne s'éteindra jamais. C'est une lampe qui ne se ternira jamais. C'est une mer dont on n'atteindra jamais le fond. C'est une voie qu'on ne perd jamais. C'est un rayon qui ne sera jamais atténué. C'est une évidence dont la preuve ne s'affaiblira jamais. C'est un honneur dont les partisans ne seront jamais mis en déroute. C'est un droit dont les défenseurs ne seront jamais déçus. II est la principale source de la Foi. C'est une fontaine de connaissance. II est la pierre angulaire de l'Islam. C'est un océan qu'on ne peut pas épuiser. II est une fontaine qui ne sera jamais réduite. C'est une étape dans laquelle on ne peut pas s'égarer."
L'Imam Ja`far al-Çâdiq a dit: "Le Saint Coran est un Livre immortel. Il restera valable aussi longtemps qu'existeront le soleil et la lune."
Les mérites de la récitation du Saint Coran
Le Coran est un Code Divin qui assure à l'homme le succès et le bonheur dans ce monde et dans l'autre. Chacun de ses versets est une source de guidance. Quiconque souhaite vraiment atteindre le succès, doit s'associer en permanence au Coran et prendre l'habitude de refléter sur lui-même ses versets. Il y a d'innombrables hadiths du Prophète et des Imams exhortant les gens à lire le Coran régulièrement.
L'Imam Mohammad al-Bâqir a rapporté ce hadith du Saint Prophète: "Celui qui lit dix versets du Coran ne sera pas considéré comme négligent de son devoir. Le nom de ceux qui lisent 100 versets, sera enregistré à côté de ceux qui se souviennent d'Allah; et le nom de celui qui en lit 200 versets, sera inclus parmi ceux qui sont soumis à Allah; et le nom de celui qui en lit 500 versets sera inscrit avec ceux qui font tout leur possible pour plaire à Allah."(8)
L'Imam Ja`far al-Çâdiq a dit: "Le Saint Coran est la convention d'Allah avec Sa Création. II est donc du devoir du Musulman de regarder cette convention et d'en lire cinquante versets chaque jour."
L'Imam a dit aussi: "Qu'est-ce qui empêche un marchand affairé de lire un chapitre du Saint Coran après son retour du marché et avant d'aller au lit? S'il le fait, dix récompenses seront décernées pour lui et dix de ses erreurs seront effacées."
Et il a averti les gens: "Soyez minutieux dans la lecture du Saint Coran, car le Paradis a des degrés aussi nombreux que ses versets. Le Jour du Jugement on ordonnera au lecteur du Saint Coran: "Lis et monte." Chaque fois qu'il lit un verset, il monte à un degré supérieur."
Selon de nombreux récits, il est préférable de lire le Saint Coran sur une copie que de le réciter de mémoire.
Is-hâq Ibn `Ammâr a dit un jour à l'Imam al-Çâdiq qu'il avait appris le Coran par coeur et lui a demandé s'il valait mieux le lire dans une copie ou le réciter de mémoire. L'Imam lui a répondu qu'il valait mieux le lire dans une copie, car il est bénéfique également de lire le Saint Coran.
Le Hadith souligne le mérite de lire le Saint Coran à la maison. Lorsqu'un homme le récite dans sa maison, sa femme et ses enfants se trouvent encouragés à lire eux aussi le Coran.
Les Imams ont dit que la récitation du Saint Coran dans une maison, apporte les Bénédictions d'Allah à ses habitants. Les anges rendent visite à cette maison et les diables la quittent. Une maison dans laquelle on ne lit pas le Saint Coran est fréquentée par les diables et désertée par les anges.
Il y a de nombreux hadiths du Saint Prophète et des Imams, exhortant les gens à lire le Saint Coran et à en mériter la récompense. Il y a aussi beaucoup de hadith qui soulignent les mérites de certains chapitres et versets du Coran en particulier, pour des desseins spécifiques, et tous ces hadiths proviennent du Prophète de l'Islam.
La méditation sur le Saint Coran
Le Saint Coran demande aux Musulmans de réfléchir à son contenu et ses significations. Allah dit: "Ne vont-ils pas méditer le Coran? Ou bien les coeurs de certains d'entre eux sont-ils verrouillés?" (Sourate Mohammad; 47:24)
Ce verset réprimande sévèrement ceux qui ne méditent pas sur le Saint Coran. L'Imam Zayn al-`Âbidîn a dit que les versets du Saint Coran sont comme des trésors. On doit bien regarder dans le trésor afin de s'assurer de son contenu. Abou Abdul Rahmân al-Salami a dit que les Compagnons du Saint Prophète apprenaient dix versets à la fois Ils ne passaient pas aux dix versets suivants tant qu'ils n'avaient pas appris parfaitement et mis en application les dix premiers versets.
L'inimitabilité du Saint Coran 2
Les Arabes, maîtres de l'éloquence qu'ils étaient, auraient certainement accepté de relever le défi s'ils avaient eu la moindre chance de réussir, et ils auraient pu, par une simple reproduction d'un seul chapitre du Coran, réfuter sa Prophétie. Auquel cas ils auraient évité la peine de nombreuses batailles qu'ils avaient livrées à l'Islam, et toute la souffrance qu'ils avaient subie pendant ces batailles.
Mais les Arabes n'ont pas accepté le défi, car ils savaient bien que le Coran était inimitable. Quelques-uns d'entre eux ont donc embrassé l'Islam. D'autres, à cause de leur intransigeance, ont préféré que le combat, et non la contestation intellectuelle, décidât de l'issue du conflit. Allah a dit: "Dis! Même si les hommes et les Djinn s'unissent pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne reproduiraient rien qui lui ressemble, même s'ils s'aidaient mutuellement." (Sourate al-Isrâ'; 17:88)
Nous voyons que des Chrétiens et d'autres ennemis de l'Islam dépensent des millions et des millions de dollars chaque année, et même chaque mois, en vue de dénigrer l'Islam et de déprécier le Saint Coran. S'ils pouvaient produire un chapitre semblable à n'importe quel chapitre du Saint Coran, cela aurait été certainement le meilleur moyen d'atteindre ce but.
Le Saint Coran dit:
"Ils voudraient, avec leurs bouches, éteindre la lumière d'Allah, alors qu'Allah ne veut que parachever Sa lumière, en dépit des incrédules." (Sourate al-Tawbah; 9:32)
Normalement n'importe quel style littéraire peut être adopté ou imité après un certain temps d'exercice et d'entraînement. Mais cette règle n'est pas applicable au Saint Coran dont le style est inimitable. A supposer que le Saint Coran eût été l'oeuvre du Saint Prophète, au moins quelques-uns de ses sermons, qui sont toujours existants, auraient eu des imitations.
Nous trouvons qu'un écrivain ou poète arabe excelle dans un ou deux aspects seulement de la littérature arabe, tel le panégyrique, la satire, l'élégie, l'amour. Mais le Coran s'étend sur une variété de genres et dans chaque cas, son style est incomparable. Une telle performance n'est pas humainement possible.
Un miracle éternel
Comme nous le savons, l'acceptation d'un Prophète dépend de la preuve de sa Prophétie, présentée sous forme de miracle. Comme les messages des précédents Prophètes étaient de courte portée et de nature restreinte, leurs preuves étaient, elles aussi, limitées à leurs époques. Leurs miracles ont fait l'objet du témoignage de quelques personnes dont les rapports ont été transmis à d'autres à travers des preuves universellement admises. Mais étant donné que l'Islam est une religion éternelle, son miracle, en l'occurrence, le Saint Coran, est également éternel. Ce fait nous conduit à deux conclusions:
1. La supériorité du Saint Coran sur les miracles des précédents Prophètes, et
2. La cessation des Prophéties précédentes à l'expiration de leurs preuves.
Le Saint Coran a une autre marque distinctive qui prouve sa supériorité sur tous les miracles des précédents Prophètes. Il se porte garant de la guidance de toute l'humanité et assure l'avancement jusqu'à la perfection.
Il a guidé les Arabes brutaux et rudes qui croupissaient dans les pires vices: ils adoraient les idoles, répugnaient à acquérir le savoir et s'adonnaient à la vendetta et à la gloriole.
Le Coran les a transformés en une nation, sans parler du changement radical qu'il a opéré dans la vie intellectuelle, sociale et morale des Bédouins.
Quiconque regarde l'histoire de l'Islam et examine en détail la vie de ces Compagnons du Prophète qui ont sacrifié leur vie pour l'Islam, peut réaliser facilement l'impact profond du Coran sur eux. C'est le Coran qui les a relevés des ténèbres de l'ignorance aux sommets du savoir et de la perfection. Le Saint Livre leur a appris comment faire des sacrifices pour la Religion d'Allah. Il a illuminé les coeurs de ceux qui étaient engagés dans l'idolâtrie, et a réuni sous une seule bannière tous ceux qui se disputaient pour venter les mérites de leurs ancêtres. C'est grâce au Coran que dans une période de quatre-vingts ans les Musulmans ont pu faire de vastes conquêtes que d'autres n'auraient pas pu réaliser en 800 ans.
Le Saint Coran et le savoir
De nombreux versets coraniques disent expressément que le Prophète Muhammad ne savait ni lire ni écrire. Personne n'a jamais contesté ce fait. Il y a une preuve catégorique de sa véracité. Malgré son analphabétisme, il a présenté au monde un Livre qui constitue un trésor si merveilleux de savoir qu'il a ébloui les philosophes et les penseurs de l'Est comme de l'Ouest. C'est là l'un des aspects les plus miraculeux du Saint Coran
Supposons par mauvaise foi et par esprit de contradiction que Muhammad ne fût pas illettré. Dans ce cas, il aurait dû acquérir le savoir chez les gens parmi lesquels il avait grandi. Mais nous savons que ces gens étaient soit des païens qui croyaient aux mythes et aux superstitions, soit des adeptes d'un Christianisme et d'un Judaïsme déformés, qui considéraient l'Ancien et le Nouveau Testaments comme la source de leur connaissance. Or le Saint Coran ne reflète les absurdités et les idées superstitieuses d'aucun d'entre eux. Beaucoup de versets du Saint Coran énoncent les attributs d'Allah. Ils Le décrivent d'une manière conforme à Sa perfection, et le déclarent exempt de défauts. En voici quelques spécimens:
"Ils (les adeptes de la Bible) ont dit qu'Allah s'était donné un fils. Mais gloire à lui. Tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre Lui appartient. Tous Lui obéissent. Allah est le Créateur des cieux et de la terre. Lorsqu'IL décrète une chose, II lui dit seulement "sois" et elle vient à l'existence." (Sourate al-Baqarah; 2: 116-117)
"Votre Seigneur est un Seigneur Unique! Il n'y a de dieu que Lui, le Clément, le Miséricordieux." (Sourate al-Baqarah; 2:163)
"Allah existe. II n'y a pas de Dieu si ce n'est Lui, L'Eternel-Vivant et le Gardien de la vie. Ni l'assoupissement, ni le sommeil n 'ont de prise sur Lui! Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre Lui appartient". (Sourate al-Baqarah; 2:225)
"Rien sur la terre ni dans le ciel n'est caché à Allah. C'est Lui qui vous façonne dans les matrices comme IL veut!" (Sourate Âle `Imrân; 3: 5-6)
"C'est Allah votre Seigneur! Il n'y a pas de dieu, si ce n'est Lui. IL est le Créateur de toutes choses, adorez-Le donc. II est le Gardien de toute chose. Les regards ne l'atteignent pas, mais IL pénètre les regards. IL est le Subtil, le Tout-Informé." (Sourate Yûnis; 10:34)
"Allah est Celui qui a élevé les cieux sans colonnes visibles. IL s'est ensuite assis en Majesté sur le Trône. IL a soumis le soleil et la lune; ... chacun d'eux poursuit sa course vers un terme fixé -IL dirige toute chose avec attention et IL explique les Signes -peut-être croirez -vous fermement à la rencontre de votre Seigneur!" (Sourate al-Ra`d; 13:2)
"IL est Allah! Il n'y a pas de dieu, si ce n'est Lui! A Lui, la louange en ce monde et dans l'Au-delà. Le Jugement est entre Ses mains et c'est à Lui que nous retournerons tous." (Sourate al-Qaçaç, 28:70)
"IL est Allah, à côté duquel il n'y a pas d'autre dieu u, le Souverain, le Saint, la Paix, Celui qui témoigne de Sa propre véridicité, Le Vigilant, le Tout-Puissant, le Très-Fort, le Très-Grand. Gloire à Allah! Il est très éloigné de ce qu'ils Lui associent!" (Sourate al-Hachr; 59:23).



















